Sur ce portail, vous trouverez :

  • Informations sur les différents SEL de Suisse romande, « Trouver un SEL »
  • les données d’autres systèmes d’échanges, d’ici et d’ailleurs
  • Faciliter l’adhésion dans un Sel existant, « Documents (bientôt) »
  • Promouvoir la création de nouveaux groupes.

Qu'est-ce qu'un SEL ?

Un SEL, Système d’Echange Local, est une association à but non lucratif, qui met en place un réseau d’échanges, d’amitié et d’entraide dans un quartier,
une ville ou une région.

De manière souple et conviviale, le Sel facilite les échanges locaux de services, de compétences et de biens entre ses membres. Elle répertorie les offres et les demandes de chacun et organise des occasions de se rencontrer dans le réseau. Les biens et les services échangés au sein de l’Association SEL du lieu peuvent être comptabilisés de diverses manières, par une monnaie locale, du temps offert ou autres formules.

Bref historique

Les premiers « Local Exchange Trading Systems (LETS) », en français « Systèmes d’échanges locaux (SEL) », sont apparus au Canada dans les années 80. Leurs initiateurs cherchaient une manière de réinsérer dans la vie économique des personnes laissées pour compte. Il s’agissait de permettre à tous d’accéder à un certain nombre de services, malgré la pauvreté et le chômage, de revaloriser les compétences de chacun et de renforcer le lien social.

C’est ainsi que sont nées les monnaies locales. Elles s’inscrivaient dans la ligne des utopies du 19ème siècle, des bons de travail de Fourier, Proudhon ou Owen, ou de la « monnaie franche » à intérêt négatif, que Sylvio Gesell avait imaginée dans les années 1930.

Le premier SEL de France est né sous l’impulsion de l’« Alliance paysans – écologistes – consommateurs » d’Ariège. En décembre 1994, trois cents personnes adoptèrent le « grain de sel » comme monnaie locale. Les agriculteurs purent écouler leur production sur place, les chômeurs acquérir une alimentation de qualité, contre des services rendus. Des personnes, à l’assistance depuis longtemps, purent valoriser des compétences et retrouvèrent une vie sociale bien remplie. Les voisins firent connaissance et un véritable réseau prit naissance.

De nombreux groupes se sont constitués depuis. Il en existe plus de 400 en France, regroupés au sein de l’« Association SELidaire », voir www.selidaire.org.
En Suisse Romande, depuis 1997 avec le premier groupe dans le Val-de-Ruz, une douzaine de groupes ont vu le jour, chacun avec son style, ses spécificités, son atmosphère.

  Pour en savoir plus...

« Tous les Sels partagent la même idée d’échanges et de coups de main multilatéraux, mais la mettent en pratique selon des règles spécifiques, choisies démocratiquement par les membres du groupe. »